
Alors que les épisodes climatiques extrêmes ravagent les cultures et les pâtures, la Fédération Nationale du Cheval (FNC) alerte la ministre de l’Agriculture : les éleveurs et exploitants agricoles diversifiés dans le cheval subissent de plein fouet des pertes économiques historiques.
Un impact climatique majeur pour les cheptels
L’arrêt précoce de la pousse de l’herbe et la chute de production de foins et regains contraignent les éleveurs à puiser dans leurs stocks hivernaux depuis le mois de juin.
En estive, le manque d’eau et de ressources pastorales a forcé des descentes d’estives anticipées.
Sur le terrain, le constat est alarmant : baisse de lactation, retards de croissance chez les poulains, chute des taux de fertilité, problèmes sanitaires, …
Dans le Sud, la situation est d’autant plus anxiogène avec une forte recrudescence des cas de Fièvre West Nile. Et que dire des agriculteurs dont les exploitations ont été ravagées par le feu ?
Un effondrement économique pour les éleveurs et agriculteurs diversifiés
L’ensemble des activités de diversification (pension, agritourisme, valorisation, enseignement, …) subit une baisse nette de chiffre d’affaires, aggravée par les interdictions d’irriguer, l’impossibilité de circuler dans les massifs, l’annulation d’événements,…
Parallèlement, le marché reste extrêmement dégradé, forçant la vente d’animaux sous leurs coûts de production.
Une facture fourragère estimée à 335 millions d’euros
Pour nourrir les 670 000 équidés détenus par les agriculteurs français, 3,35 millions de tonnes de fourrage sont nécessaires chaque année. Avec des pertes de récolte imposant le rachat de 50 % de la ration annuelle (1,675 million de tonnes) à un cours moyen de 200 €/t, le surcoût direct pour les exploitations atteint 335 millions d’euros.
Un risque imminent de décapitalisation massive
Sans soutien d’urgence pour acheter le fourrage manquant, les exploitants agricoles seront contraints de se séparer ou de brader leurs animaux.
La FNC redoute une décapitalisation accélérée qui détruirait durablement le patrimoine génétique français, les emplois ruraux et l’équilibre économique des élevages et des fermes diversifiées.
La FNC demande à la ministre de l’Agriculture des mesures d’urgence concrètes et l’intégration pleine et entière des éleveurs et des agriculteurs diversifiés dans le cheval dans tous les dispositifs de soutien.
Contact presse
Fédération Nationale du Cheval
11 rue de la Baume – 75008 Paris
